IL TEATRO
ALLA SCALA MOBILE

NOTRE HISTOIRE
Il Teatro alla Scala mobile naît de mon intention de reporter au jour, et de faire vivre aujourd’hui encore, ce genre théâtral fondamental qu’est la commedia dell’arte. Forme théâtrale comique itinérante, la plus populaire et la plus demandée dès la Renaissance et pendant près de trois siècles aussi bien par le peuple que par les rois, elle est la pierre fondatrice de toute la comédie occidentale moderne et contemporaine. Ne saviez-vous pas que les Arlequins, Pantalons, Polichinelles, ont inspiré la plupart des personnages comiques de Molière, Marivaux ou encore Shakespeare, mais aussi de nos séries télévisées quotidiennes ? et plus largement, qu’ils ont fait germer dans l’esprit de peintres, musiciens et auteurs, de nombreuses œuvres qui en reprennent l’univers, satyrique certes, mais aussi poétique ?
Forte de cette histoire, de sa structure, de ses techniques et de ses archétypes masqués, la commedia dell’arte n’en est pas pour autant une esthétique théâtrale démodée, kitsch et vieux genre. Loin de là : elle s’est au contraire dès son origine définie aussi et surtout par sa plasticité face au public, sa perméabilité au réel et à l’actualité, son génie pédagogique et politique. En somme : la commedia dell’arte est en perpétuelle réactualisation.
Avec il Teatro alla Scala mobile, je veux, entre la France (sur tout son territoire) et l’Italie (et en particulier Naples), retrouver la commedia dell’arte dans toute sa splendeur mais aussi sa simplicité : sa fraîcheur de jeu théâtral, physique et verbal ; son dynamisme fondé sur l’improvisation subversive ; ses canevas et histoires astucieusement révélateurs des affaires humaines et des rapports sociaux ; ses personnages-masques représentatifs des éternels caractères humains ; sa capacité à se rapporter directement et simplement à son public, jeune ou adulte, populaire ou bourgeois, en salle ou dans la rue.
Bref ! que l’on y retrouve enfin, face à ce monde aux aguets, un peu de fraîcheur.
Dans le tumulte du monde
Comme disait le poète
Il nous faut une étoile
Et notre mission, ou mieux celle de la commedia dell'arte, ou mieux celle de Polichinelle,
(ou mieux encore celle de Naples) est-elle peut-être d'essayer, enfin, toujours, obstinément, de les rallumer.
ROBIN SUMMA, metteur en scène et directeur artistique

Captured by Norman Wong, Official TIFF 23 Portrait Studio
Robin Summa at Fairmont Royal York, powered by Canon Canada
